Arcs en aubier

L’aubier se situe directement sous l’écorce d’un arbre. On l’utilise en général pour la fabrication d’arcs en orme, en frêne, en sorbier, en érable, en chêne… des essences de couleur claire, voir blanche, qui ont en commun la dureté, et des niveaux d’élasticité différents.
La puissance des arcs en aubier varie de 20 à 55 livres maximum.

Les arcs en aubier étaient fréquemment utilisés dans les régions boisées des Etats Unis comme la côte Est ou les régions des grands lacs. En Europe jusqu’au mésolithique, ils l’étaient de façon exclusives. Voici un exemple d’arc que j’ai appelé Algonquin qui regroupe quelques caractéristiques historiques notoires de ces armes anciennes. Il est en frêne, 67 pouces de long, pèse 45 livres à 28 pouces d’allonge.

 

Sa poignée peu marquée plie et vibre lors du tir mais, de ce fait, soulage fortement les branches qui peuvent conserver un certains reflex. Il est rapide et léger. Ces extrémités légèrement recourbées sont semi rigide, ce qui augmente la vitesse de sortie de flèche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mollgabet

Le fragment d’arc retrouvé à Mollegabet au Danemark date du 7ème millénnaire av. JC. Sa longueur réduite suggère un arc pour enfant. La conception de cet arc, ainsi que ceux d’Holmeguaard semble révolutionnaire. En effet, les extrémités des branches sont rigides sur des longueurs variant entre 20 cm et 40 cm environ. Elles agissent comme des leviers sur le reste des branches de l’arc quand celui-ci est armé. Lors du tir, cette rigidité va augmenter la vitesse de déplacement des branches jusqu’à leur position initiale et ainsi, augmenter la vitesse de la flèche. Les parties qui plient sur ces arcs doivent être parfaite car l’étirement et la compression des fibres du bois sont très sollicités. Cette technique est plus flagrante sur l’arc de Mollegabet que sur ceux d’Holmeguaard.

Les poupées de cet arc sont malheureusement inconnues mais l’hypothèse des ligatures d’Holmeguaard peut être appliquée également à Mollegabet. Cependant, ces ligatures on tendance à ramollir par temps de pluie. Le fil de chanvre et la colle de peau utilisé pour bloquée la corde ne sont guère adapté au climat pluvieux et à l’humidité en général. Des colles végétale comme les braies de bouleau ou la résine seront plus adaptées à résister à l’humidité. Une alternative est cependant possible. Des segments de bois de cerf débarrassés de leur spongiosa sont insérés aux extrémités de l’arc et semble idéal par tout temps. De plus, ces segments sont amovibles, tiennent très peu de place et peuvent éventuellement ce fabriquer en quantité rapidement. Passés dans un fil pour les stockés, ils seront comparable à un collier et assimilables peut être à des éléments de parure en archéologie. Sur certains sites des pièces similaires ont déjà été retrouvées et il est donc possible qu’elles servaient plusieurs desseins.

Elles reste dependant fragile au chocs, comme un coup sur un rocher dans un contexte de chasse par exemple, c’est l’inconvénient majeure de ces poupées.

Le Chasséen

Le modèle « Chasséen » s’inspire de l’arc de Meare Heath. Il est à l’origine en if,  en bois de coeur. Voir le chapitre qui leur est consacré dans la section Les arcs en bois de coeur

Les arcs à poignées plus rigides sont plus complexe à faire. Les branches sont plus sollicitées est doivent être plus larges pour supporter la tension  générée par la partie de l’arc qui ne plie pas ou peu, c’est à dire la poignée et ses alentours.

Le frêne est une essence bien adaptée pour ce style d’arc. Elastique et robuste, Il est parfait pour le tir et pour la chasse. Sa longueur minimale est de 64 pouces pour 28 pouces d’allonge. Sa largeur est de 2 pouces environ, voir plus pour des arcs très puissants (plus de 60 livres). De part sa poignée cintrée et rigide, il reste stable et précis lors du tir. Tous les arcs sont protégés de nombreuses couches de protections biologiques. J’utilise pour cela, selon les stocks,  l’huile de lin, d’abrasin, des mélanges de Carnauba et de graisse animal.   La poignée est en cuir de cerf, la cordes est en Dacron.

LE BOREAL

L’arc Boréal est un flat bow en orme que j’associe au mésolithique Européen car largement utilisé à cette époque. Sa texture est différente du frêne mais reste similaire en terme de capacités. C’est un bois trés dur et résistant. Il est cependant assez rare aujourd’hui, l’orme rouge destiné à l’archerie est plus difficile à trouver.  

UN PEU DE COULEUR

Les décors

Leurs fonctions premières sont d’atténuer la couleur claire des arcs en aubier. En effet, les arcs en bois blancs sont facilement repérables en action de chasse. des animaux comme le mouflon ou le chamois qui bénéficient d’une excellente vision détecteraient de loin les mouvements suspects de cette « masse blanche ».

L’idéal est de recouvrir une grande surface du dos de l’arc de motifs géométriques qui a pour effet de déstructurer l’apparence de l’arc. C’est un atout indéniable quand on pratique une chasse où l’effet de surprise est primordial.
En Europe, aucuns décors n’a résisté au temps sur les artefacts mis à jours, mais on peu facilement émettre l’hypothèse qu’ils étaient utilisés.

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